Coopération universitaire

La coopération universitaire constitue l’un des piliers de la relation bilatérale entre la France et l’Équateur et participe pleinement à la politique de formation des « talents » menée par le gouvernement équatorien.

La signature en novembre 2015 entre la France et l’Équateur d’un Accord de reconnaissance mutuelle de diplômes et des périodes d’études marque une nouvelle étape de notre coopération universitaire. Cet accord témoigne de la volonté conjointe de renforcer la mobilité étudiante et les partenariats interuniversitaires.

1. Le système d’enseignement supérieur équatorien

L’enseignement supérieur et la recherche constituent une priorité politique du gouvernement de Rafael Correa qui entend faire du développement humain (« talento humano ») l’un des leviers de la transformation de la « matrice productive ». Le Plan national de développement se traduit par d’importants investissements (2,13% du PIB sont consacrés à l’éducation et à l’enseignement supérieur) et a débouché sur une vaste réforme axée sur le renforcement de la qualité et de l’accès à l’enseignement supérieur.

L’Équateur compte 59 universités et écoles polytechniques, dont 33 publiques et 26 privées ou semi-privées. Parallèlement à la fermeture d’une quinzaine d’universités ne respectant pas les critères de qualité requis par la Loi organique sur l’enseignement supérieur (2010), le Gouvernement équatorien a entrepris la création de plusieurs pôles universitaires d’excellence dans le domaine des sciences fondamentales et de l’ingénierie (Université « Yachay Tech » dans la province d’Imbabura), de l’environnement (Université « Ikiam » en Amazonie), de l’éducation (Université nationale d’éducation à Azogues) et des arts (Université des Arts de Guayaquil). La modernisation du système de formation professionnelle, avec la création ou la restructuration d’une quarantaine d’instituts technologiques, constitue une autre priorité.

2. Une coopération universitaire renforcée en lien avec les priorités de développement de l’Équateur

L’approfondissement du dialogue politique, marqué par la visite officielle en France du président Correa en novembre 2013, a permis d’envisager de nouvelles perspectives pour la coopération universitaire franco-équatorienne. La déclaration conjointe des deux présidents de la République place la coopération en matière d’enseignement supérieur, d’enseignement et de formation professionnels, et de recherche en tête des projets à développer. Parmi les initiatives lancées en 2013, de nombreuses avancées sont à souligner :

-  la signature en novembre 2015 d’un accord de reconnaissance mutuelle des diplômes et des périodes d’études de l’enseignement supérieur en vue de la poursuite d’études dans le pays partenaire entre le secrétaire d’État en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche français et le Secrétariat National à l’Enseignement Supérieur, Sciences, Technologies et Innovation (SENESCYT) équatorien ;

-  la réalisation d’une étude de faisabilité sur la dépollution de l’estuaire du Salado à Guayaquil dans le cadre d’un partenariat entre le Ministère de l’Environnement en Équateur et un consortium d’industriels et d’universitaires français (INSA Lyon) ;

-  la mise en place d’une coopération dans le domaine de la formation professionnelle dans des secteurs porteurs pour le développement de l’Équateur. Plusieurs accords ont été signés en 2015 dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme dans le cadre de la création d’un nouvel institut technologique en Équateur ;

-  l’existence de près d’une soixantaine d’accords interuniversitaires avec l’Équateur. Ces partenariats se concrétisent par des échanges d’étudiants et d’enseignants-chercheurs, des programmes de formation bi-diplômants ainsi que des projets à portée régionale de niveau master.

Consultez la liste des accords de coopération entre établissements d’enseignement supérieur français et équatoriens répertoriés par le SCAC (juillet 2016).

3. La mobilité étudiante vers la France en augmentation

Sur une population d’environ 550 000 étudiants, l’Équateur compte près de 11 000 étudiants en mobilité internationale. En 2014-2015, 460 étudiants équatoriens étaient inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur français, plaçant la France au 5e rang des pays d’accueil derrière l’Espagne, les États-Unis, Cuba et l’Italie. Environ 250 étudiants équatoriens se sont par ailleurs rendus en France en 2015 (chiffre déduit du nombre d’entretiens pédagogiques réalisés).

Le renforcement de la mobilité étudiante s’appuie sur plusieurs dispositifs :

-  Les programmes de bourses du SENESCYT :
Le gouvernement équatorien a mis en place une politique de bourses d’études à l’étranger particulièrement active. Ainsi, entre 2007 et 2015, le SENESCYT a octroyé 11500 bourses, dont 297 pour des études en France. Les étudiants équatoriens qui souhaitent poursuivre leurs études à l’étranger tout en bénéficiant d’une bourse du gouvernement équatorien doivent obligatoirement postuler auprès des établissements d’enseignement supérieur qui sont répertoriés dans les listes établies par le SENESCYT :

Liste – Programa de Becas para los Grupos de Alto Rendimiento de Carreras Técnicas y Tercer Nivel (niveau licence)
Liste – Programa de Becas Convocatoria Abierta 2015 – Segunda Fase (niveau master et doctorat)
Liste – Programa de Becas de Cuarto Nivel para Investigadoras e Investigadores 2015 (niveau master et doctorat)
Liste – Programa de Becas para Doctorado (PhD) para Docentes de Universidades y Escuelas Politécnicas 2015 (niveau doctorat)

-  Les programmes de bourses du gouvernement français :
Le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France a mis en place un dispositif de bourses d’études cofinancées avec le SENESCYT. Ces bourses sont attribuées pour poursuivre des études de niveau licence ou master dans les disciplines prioritaires de la recherche scientifique et technique (ingénierie, médecine, sciences de la terre, énergies renouvelables, etc.).

Depuis l’année 2015, des bourses de stage sont également allouées à des étudiants équatoriens des filières du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration.

-  Le programme Pedro Vicente Maldonado :
Baptisé symboliquement du nom du chercheur équatorien ayant participé à la Première Mission Géodésique française (1736), ce programme a été créé en 2015 en vue de la préparation linguistique et académique des étudiants du « groupe de haut rendement » (grupo de alto rendimiento), qui ont obtenu les meilleurs résultats à l’examen national d’entrée à l’université et qui souhaitent réaliser leurs études supérieures en France. Ce programme, géré par l’Alliance Française dans le cadre d’un partenariat avec le SENESCYT, concerne une cinquantaine de boursiers.

-  L’Agence Campus France Équateur :
L’Agence Campus France Équateur œuvre activement à la promotion de l’offre universitaire française à travers la participation régulière à des forums universitaires, ainsi que l’organisation de missions d’information et d’orientation dans les universités et Alliances sur l’ensemble du territoire équatorien. Ainsi, ce sont plus de 50 actions de promotion qui ont été menées en 2015.

En 2015, Campus France a lancé la version équatorienne de la plateforme France Alumni, le réseau social des anciens étudiants étrangers en France.

Dernière modification : 30/06/2016

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